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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 16:12
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck

3 juin 2014, il est 9 h 30 lorsque notre groupe (52 lycéens et 4 enseignantes) arrive au camp de concentration de Natzwiller-Struthof, en Alsace. L'endroit est si paisible qu'il est difficile de croire qu'il a été le théâtre de la barbarie nazie. Classé de niveau III, ce camp a pourtant été l'un des plus durs et des plus meurtriers du système concentrationnaire nazi (22 000 personnes y sont mortes). Face à la Lanterne des morts, nous allons très vite en prendre conscience. C'est ici, dans cet ancien potager que les cendres des déportés provenant du four crématoire étaient répandues pour y servir d'engrais.

Ouvert en mai 1941, le camp était destiné aux déportés considérés par las Nazis comme des criminels notoires et asociaux : les Juifs, les Tziganes, les homosexuels, les résistants… A leur arrivée à la gare de Rothau, ils devaient parcourir 8 km à pied pour rejoindre le camp. Une fois sur place, ils devenaient de véritables forçats, contraints d’extraire les pierres de la carrière de granit située à un kilomètre du camp. 

Au cours de la visite, de nombreux détails illustrant les terribles conditions de vie des prisonniers nous ont été fournis par un des professeurs d’histoire. Nous avons tour à tour découvert : le monument aux déportés, le ravin de la mort, la principale place d’appel (lieu de rassemblement où les détenus sont comptés, également lieu des pendaisons), le block cuisine, le block cellulaire, la fosse aux cendres, située à proximité du block crématoire, le musée et le Kartoffelkeller (dont le nom signifie « cave à pommes de terre », mais dont l’utilité reste inconnue).

Nous avons aussi emprunté le Chemin des déportés, le long duquel, en contrebas du camp, se trouve une villa avec piscine, siège de la Kommandantur. En repartant, le bus s’est arrêté devant la chambre à gaz, construite à des fins expérimentales dans la salle des fêtes d'une ancienne auberge. Des virus de maladie (lèpre, peste, typhus) étaient inoculés à des détenus, pour la plupart tziganes, de manière à observer les effets de la contamination. Elle a aussi servi à l’étude d’un traitement contre le gaz de combat phosgène. 

Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck

A 14 H, nous étions attendus au Mémorial de Schirmeck où nous avons découvert le parcours historique et interactif retraçant le destin de l’Alsace-Moselle, de 1870 à nos jours.

Le guide a rappelé les principaux faits historiques : les conflits ayant précédé la 2ème guerre mondiale, l’évacuation vers le Sud-Ouest des habitants des zones des futurs combats, l’invasion de la Pologne, la déclaration de guerre de la France à l’Allemagne, la ligne Maginot et la « Drôle de guerre », la signature de l’armistice, l’annexion de l’Alsace et la Moselle, la mise en place d’une politique de germanisation et de nazification (interdiction de parler le français, changement des noms de rues, modifications des prénoms des habitants, instauration de la Jeunesse Hitlérienne, du service du travail national et du service militaire obligatoire…). Une mine d’informations délivrées dans un espace bien conçu avec des effets d’optique, des jeux de lumière et de couleurs, des mises en valeur d’objets et un sol à la surface délibérément irrégulière. Cette mise en scène a pour but de provoquer une sensation de malaise et d’oppression, censée rappeler le régime nazi.

La dernière salle, consacrée à la réconciliation franco-allemande, se veut porteuse d’un message d’espoir ; on y trouve de nombreuses photos des chefs d’état successifs des deux pays, notamment celle représentant François Mitterrand et Helmut Kohl, main dans la main, à l’Ossuaire de Douaumont, en 1984.

Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck
Camp de Natzwiller-Struthof et Mémorial de Schirmeck

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commentaires

Philippe D 12/06/2014 21:52

Je n'ai jamais visité de camps de concentration. Ça doit prendre aux tripes!
Bonne fin de semaine.

Nadine Groenecke 13/06/2014 07:12

C'était une première pour moi. Et en effet, tout notre groupe a été marqué par cette visite. Quand on pense que celui qui dirigeait le camp se prélassait dans sa piscine pendant que les déportés, à quelques mètres, subissaient les pires horreurs...

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Je suis née le 29 septembre 1963 dans l'ouest de la France, à Le Mazeau, petit village niché au coeur du Marais poitevin. En 1984, je quitte la Vendée pour rejoindre mon futur mari, alors militaire à Etain dans la Meuse et, en septembre, j'obtiens un poste d'enseignante en gestion administrative au lycée de la Doctrine Chrétienne à Verdun (aujourd'hui lycée Sainte-Anne). Mon premier fils naît dans la "Cité de la Paix" en 1988. Après un séjour de trois ans en Allemagne, à Friedrichshafen, retour à Verdun en 1992 où je réintègre mon poste d'enseignante l'année suivante, le temps de mettre au monde mon deuxième fils. C'est en 2004 que je m'essaie à l'écriture, le virus ne m'a plus quittée depuis ; je signe mon premier contrat quatre ans plus tard avec les éditions belges Chloé des Lys.

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