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Apprentie écrivain,

 

 

 

Voici quel a été mon parcours avant de parvenir à publier Trop-plein aux éditions Chloé des Lys.

 

 

Mes premiers pas dans l’écriture

 

Mars 2004 : dans mon quotidien régional, je m’attarde sur un article qui annonce la parution d’un roman interactif. Il s’agit d’écrire la fin d’une intrigue policière : une idée de Pierre Lombard, directeur de collection aux éditions Lacour-Ollé. Il a chargé Jean-Claude George, écrivain meusien bien connu dans le département, d’écrire les cent premières pages de l’ouvrage qu’ils ont intitulé Meurtre à Thillombois. Et si je participais ? L’envie d’écrire m’a toujours taraudée. Occasion rêvée ! Allez, je me lance !

 

Je file à la librairie acheter le livre et, sans attendre, je me plonge dans sa lecture. L’histoire débute au château de Thillombois (charmant endroit que j’avais découvert lors des visites du patrimoine) où un guide accueille un groupe de visiteurs. Je m’imprègne très vite des personnages, des lieux, de l’ambiance… J’ai l’impression de parcourir un « Agatha Christie », l’auteur distillant habilement les ingrédients indispensables à tout bon roman du genre.

 

C’est dans le parc que s’achèvent les écrits de Jean-Claude George avec la découverte du corps atrocement mutilé d’Anne-Lou, une jeune bénévole qui aurait dû surgir de derrière un chêne, déguisée en fée Mélusine, histoire de surprendre les visiteurs.

 

La fin me laisse un peu dubitative : la malheureuse a été assassinée avec une griffe de jardinier à six dents disposées en quinconce qui garde des lambeaux sanguinolents… Mais qui donc a bien pu commettre un crime aussi effroyable ?  Un des visiteurs ? Certains d’entre eux, pour des raisons diverses, se sont en effet éclipsés au cours de la visite. Ou alors une personne étrangère au groupe qui se serait introduite dans le parc ?

 

Bon, eh bien, on va tout de même s’atteler à la tâche ! Pour m’aider, je dispose du plan des étages du château et de celui du parc. Une visite du site est même programmée dans quelques semaines. Jouer les détectives sur les lieux du crime, voilà qui me plaît bien ! Je vais maintenant me constituer une fiche par personnage pour tenter d’y voir plus clair. Il me faut ensuite imaginer mon héros : ce sera une femme, adjudant-chef à la gendarmerie de Lacroix-Vigneulles-Saint Mihiel et elle s’appellera Nelly Delmarre (clin d’œil à ma petite sœur qui porte ce nom).

 

J’ai déjà noirci quelques feuilles lorsque je me rends sur place pour la visite en bonne et due forme du château, exclusivement réservée aux participants au concours. Et, tenez-vous bien, nous bénéficions même des commentaires du véritable guide du château, celui qui est évoqué dans le livre et qui n’est autre que le maire du village !

 

Par la suite, je me suis vraiment prise au jeu mais j’ai bataillé ferme pour conjuguer les mots et les idées, pour imaginer un coupable et un mobile qui tiennent la route, pour parvenir à être satisfaite de mon travail. Pas si évident en effet ! Je ne me doutais pas que l’écriture d’un texte demandait autant de rigueur et de recherches. En ce qui concerne ces dernières, pour étayer mon travail, je me suis documentée sur les Templiers et sur la Franc-maçonnerie. Et j’ai fini par en venir à bout ! Oui, j’ai réussi à démasquer l’assassin d’Anne-Lou !

 

Août 2004 : j’apprends par un courrier que mon texte a été retenu avec seize autres et qu’il paraîtra dans un ouvrage commun en fin d’année.

 

Décembre 2004 : me voici de nouveau au château de Thillombois avec les autres lauréats du concours, on nous remet un exemplaire du livre qui s’intitule cette fois Meurtre à Thillombois, les clés de l’énigme. Nous partageons ensuite un bon dîner dans la grande salle à manger, au coin du feu de cheminée, durant lequel nous commentons cette inoubliable expérience.

 

Voilà comment s’achève ma première aventure littéraire…

 

 

Les concours de nouvelles

 

Tout à coup, un manque se fait ressentir. J’ai de nouveau envie de faire surgir les mots, de jongler avec eux, de les malmener jusqu’à ce qu’ils cohabitent en harmonie. J’ai besoin de leur compagnie. Il me faut d’urgence me remettre à l’écriture, j’ai attrapé le virus…

 

Mais que vais-je donc pouvoir écrire maintenant ? C’est en surfant sur le net que je trouve matière à satisfaire mon nouveau passe-temps : les concours de nouvelles. Mais c’est quoi exactement une nouvelle, me suis-je demandée, peu sûre de moi ? Après recherche, voici la définition que j’ai retenue : Il s’agit d’un texte court, qui se situe généralement entre cinq et cinquante pages. C’est une histoire souvent réaliste qui est centrée sur un événement comportant peu de personnages principaux dont les états d'âme, les hésitations, les réflexions, occupent toujours une large part du récit. La plupart des nouvelles littéraires ont un dénouement inattendu. Maintenant que je me suis renseignée sur le sujet, ne me reste plus qu’à choisir parmi la liste des concours et me lancer dans cette nouvelle aventure.

 

J’opte pour le thème « Rupture » et j’intitule ma première nouvelle « Sept roses rouges ». Quelques mois plus tard… oh surprise ! Je découvre mon nom dans la liste des lauréats : 20 nouvelles ont été retenues parmi les 473 envoyées. Les concours s’enchaînent et les résultats obtenus m’encouragent à persévérer. En parallèle, j’ai entamé l’écriture d’un roman policier jeunesse.

 

 

Rencontre avec un écrivain

 

En 2007, un concours un peu différent retient mon attention : il s’agit d’écrire la première page d’un polar à l’aide d’une photographie et la récompense est une rencontre avec un écrivain confirmé, tout un week-end d’écriture en sa compagnie et celle de six autres lauréats. Autant dire que j’ai vraiment très envie de le remporter ce concours. C’est pourquoi, je me  mets aussitôt au travail, même si la photographie (la villa décrépie ci-dessus) ne m’inspire guère. Qu’importe, je vais m’en accommoder ! Quelques mois plus tard, je reçois la lettre espérée : j’ai obtenu le quatrième prix et j’irai donc à La Riche, près de Tours.

 

Francis Mizio, c’est lui l’écrivain qui doit animer notre week-end. Une sympathique cérémonie de remise des prix se déroule le vendredi 11 mai à la médiathèque de la Riche. Lors de la dédicace de son livre, Francis Mizio m’a glissé dans l’oreille qu’il envisageait un autre programme que celui prévu initialement (qui devait être l’écriture de la suite de notre récit), quelque chose de plus convivial.

 

Je fais connaissance avec les autres lauréats (deux n’ont pas pu faire le déplacement) et le soir, nous assistons à la projection d’un premier court métrage avant de nous rendre au château des Fondettes où nous sommes logés.

 

 

Dès le lendemain matin, nous voilà tous les cinq à pied d’œuvre devant les ordinateurs mis à notre disposition. Dans une ambiance bon enfant, les exercices d’écriture se succèdent et me donnent pas mal de fil à retordre. Pas facile d’écrire sur commande ! Et puis la concurrence est rude. Mais quel bonheur de partager tous ensemble notre passion de l’écriture. Merci Francis et merci Geneviève de cet accueil si chaleureux et des bons moments partagés.


 

 

Le recueil

 

En juin 2008 j’envoie un manuscrit comprenant dix nouvelles à trois éditeurs français et trois éditeurs belges dont j’ai relevé l’adresse en surfant sur la toile. Et puis je commence un roman.

 

Quatre mois plus tard, je reçois un courrier de Laurent Dumortier, éditeur de Chloé des Lys, maison d’édition belge qui avait attiré mon attention sur les forums en raison du bien qu’on en disait. Et je n’en crois pas mes yeux… il m’annonce que mon manuscrit a été accepté ! Un contrat en bonne et due forme est joint à l’envoi. Une fois celui-ci renvoyé, on m’indique que je recevrai la procédure pour la maquette et la base de données comprenant un accès au forum de la maison d’édition.

 

J’ai ensuite suivi pas à pas toutes les étapes préalables à la naissance de « mon bébé » car il en faut du temps avant de parvenir à ce résultat :


 


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Je suis née le 29 septembre 1963 dans l'ouest de la France, à Le Mazeau, petit village niché au coeur du Marais poitevin. En 1984, je quitte la Vendée pour rejoindre mon futur mari, alors militaire à Etain dans la Meuse et, en septembre, j'obtiens un poste d'enseignante en gestion administrative au lycée de la Doctrine Chrétienne à Verdun (aujourd'hui lycée Sainte-Anne). Mon premier fils naît dans la "Cité de la Paix" en 1988. Après un séjour de trois ans en Allemagne, à Friedrichshafen, retour à Verdun en 1992 où je réintègre mon poste d'enseignante l'année suivante, le temps de mettre au monde mon deuxième fils. C'est en 2004 que je m'essaie à l'écriture, le virus ne m'a plus quittée depuis ; je signe mon premier contrat quatre ans plus tard avec les éditions belges Chloé des Lys.

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