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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 22:00

      Ipoustéguy, ce nom ne vous dit peut-être rien et pourtant c'est celui d'un sculpteur de renommée interPhoto Ipoustéguynationale. Certains le présentent même comme le plus grand sculpteur contemporain français. Ses oeuvres sont exposées partout dans le monde et il a reçu les plus prestigieuses récompenses du monde des arts. Il était aussi peintre et écrivain. Il totalise à son actif plus de 600 sculptures, des centaines de peintures et environ 3000 dessins.

      En 2003, il quitte la région parisienne pour venir s'installer dans son département d'origine, à Dun-sur-Meuse, son village natal ; il y décédera en 2006. C'est dans la galerie du Centre culturel du Val Dunois qui porte son nom, à Doulcon, que j''ai découvert ses oeuvres cet été. J'y suis ensuite retournée début octobre, lors de la troisième édition du Festival Ipoustéguy, durant laquelle  j'ai pu bénéficier d'une visite guidée. Je vous présente ici les créations qui m'ont le plus marquée et vous livre mes impressions ainsi que les informations dévoilées par le guide qui a eu la chance de le rencontrer.

 Casque - 1967

Casque 1967Mon regard a tout de suite été attiré par ce casque de soldat en marbre blanc de Carrare, matière qu'Ipoustéguy affectionnait plus particulièrement. J'ai aimé la délicatesse et la poésie qui se dégagent de cette oeuvre. Ce casque retourné, comme une offrande, symbole aussi de renoncement à la guerre, et sur lequel l'artiste a ajouté une rose est pour moi un hymne à la vie. Sa rondeur est rassurante. La couleur blanche, comme celle d'une colombe, symbolise sans doute la paix et le morceau de pied nu emprisonné dans les barbelés rappelle le sacrifice des anciens. Un bel hommage rendu à tous les poilus qui ont laissé leur vie sur le sol meusien.

Eté 94 - 1994 

Eté 94 1994 (2)

Eté 94 1994 (1)En passant près d'une oeuvre en bronze toute patinée de bleu turquoise, un regard, que j'ai d'abord cru angoissé, accroche le mien. En inspectant davantage cette intriguante création, j'ai alors découvert la bouche souriante du personnage. Cette oeuvre, qui symbolise l'été, se veut plus légère que d'autres. Ipoustéguy a voulu représenter le laisser-aller, l'abandon durant la belle saison.

Val de Grâce - 1977  Val de Grâce 1977 (5)

 Val de Grâce 1977 (3)Val de Grâce 1977 (1)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n'ai pas su trouver à quoi correspondait cette magnifique sculpture en bronze (commande de l'hôpital militaire du Val de Grâce) lors de ma première visite ; lors de la deuxième, j'ai donc écouté avec attention les explications du guide. Il s'agit en fait d'un soldat qui passe du stade d'agonisant (au second plan) à celui de convalescent (homme debout). Sa chair garde les traces de ses blessures et un bandage entoure sa tête. Les bras  tronçonnés qui le soutiennent symbolisent le personnel médical à qui Ipoustéguy a voulu rendre hommage.

Les plongeuses - 1967 1968

Les Plongeuses 1967-1968

C'est  Kiki Caron, la championne olympique française de natation qui est à l'origine de cette étonnante sculpture. Impressionné par la cambrure de ses jambes qu'il avait découverte sur une photo publiée dans Paris Match, Ipoustéguy décide de les représenter.

Erose en sommeil - 1975

Erose-en-sommeil-1975--2-.jpg

Cette scupture en bronze est sublime et bouleversante, d'autant plus bouleversante lorsque l'on apprend qu'elle a été réalisée par l'artiste en souvenir de sa fille de dix ans, décédée quelques mois plus tôt. Les deux mains qui s'entrelacent, comme pour ne jamais se quitter, expriment tout l'amour qu'il lui portait et qui perdure par-delà la mort.

Visage de Rimbaud - 1984

Visage de Rimbaud 1984

 

Ipoustéguy a aussi sculpté les visages d'hommes célèbres comme celui de Rimbaud, en bronze et celui de François Mitterand, en plâtre peint.

La sculpture de Rimbaud est un élément d'une oeuvre intitulée "L'Homme aux semelles devant"  parodie du surnom donné à Rimbaud : "l'Homme aux semelles de vent", elle est  exposée à Paris, place du Père-Teihard-de-Chardin, dans le 4ème arrondissement. Sur ce visage sculpté, on peut lire toute la mélancolie du poète.

Les deux oeuvres sont saisissantes de ressemblance et révèlent encore une fois tout le talent de l'artiste.

 

 Visage en état - 1984

Visage en état 1984 (1)


Retrouvez la vision mêlée de réalisme et d'abstraction d'Ipoustéguy

 dans l'album-photo en bas à droite ou mieux encore au :

Centre culturel IPOUSTEGUY

Place de la Gare

55110 DOULCON

Tél 03 29 80 82 27

www.dun-sur-meuse.com 

A ne pas manquer également, dans l'église Notre Dame de Bonne Garde de Dun-Haut, une de ses oeuvres majeures "Mort de l'évêque Neumann"  et le "Christ en croix" (à voir aussi dans l'album-photo)


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Published by Nadine Groenecke
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commentaires

carine-Laure Desguin 14/10/2010 19:21


Un artiste, un véritable créateur ! et je ne le connaissais pas du tout ! J'aime la diversité sur ton blog, Nadine ...On apprend toujours quelque chose !


Nadine Groenecke 14/10/2010 22:16



Un très grand artiste et quelqu'un de simple, selon les dires des personnes qui l'ont connu. Lorsque le centre culturel qui porte son nom a été achevé, il avait même trouvé que son nom était
écrit en trop gros caractères. J'ai été très impressionnée en découvrant ses oeuvres, cette galerie est vraiment un endroit à découvrir d'autant plus qu'elle abrite aussi d'autres expositions de
qualité.



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Je suis née le 29 septembre 1963 dans l'ouest de la France, à Le Mazeau, petit village niché au coeur du Marais poitevin. En 1984, je quitte la Vendée pour rejoindre mon futur mari, alors militaire à Etain dans la Meuse et, en septembre, j'obtiens un poste d'enseignante en gestion administrative au lycée de la Doctrine Chrétienne à Verdun (aujourd'hui lycée Sainte-Anne). Mon premier fils naît dans la "Cité de la Paix" en 1988. Après un séjour de trois ans en Allemagne, à Friedrichshafen, retour à Verdun en 1992 où je réintègre mon poste d'enseignante l'année suivante, le temps de mettre au monde mon deuxième fils. C'est en 2004 que je m'essaie à l'écriture, le virus ne m'a plus quittée depuis ; je signe mon premier contrat quatre ans plus tard avec les éditions belges Chloé des Lys.

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