Lundi 21 mai 2012
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Par Nadine Groenecke
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Jeudi 17 mai 2012
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Les 26 et 27 mai prochains, lors d'une exposition à
Montbellet (71), à la Chapelle des Arts, j'aurai le plaisir de retrouver mon amie Sylvie, artiste peintre que j'ai déjà présentée sur ce blog. A cette occasion, je dédicacerai mes deux
ouvrages. Sur place également, Jacques Delarche, sculpteur sur fer qui assemble des objets de récupération pour en faire des créations originales et poétiques.
Découvrir les oeuvres de ces deux artistes de talent sur leur site :
http://sgoux.l.e-expo.fr/?pagename=main
http://www.jdelsculpture.book.fr/
Plus d'infos sur la manifestation :
http://www.lejsl.com/edition-de-macon/2012/05/11/une-saison-a-la-chapelle-des-arts
Par Nadine Groenecke
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Dimanche 13 mai 2012
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Hier soir, j'ai assisté à la repré-sentation de "La Surprise" à Lacroix-sur-Meuse. Une comédie de Pierre Sauvil, mise en scène par Martine Renaudin. Sur les planches, cinq
acteurs amateurs : Jérôme Martinet, Laurence Bos, Julie Momenteau, Slavica Mratinkovic et Frédéric Vast, tous membres de la troupe du Sammiellois.
Durant près de deux heures, Philippe Chabriet, PDG cynique et malhonnête, va tenter de convain-cre un chômeur suicidaire de tuer sa femme pour éviter un divorce
qui le dépouillerait de la moitié de sa fortune. Réussira-t-il à corrompre cet homme intègre ? Avec les voisins qui s'en mêlent et l'épouse omniprésente, rien n'est moins sûr. La
confrontation entre ces deux personnages, que tout sépare, donne lieu à des situations inattendues et cocasses, pour le plus grand bonheur des spectateurs. Prochaines
représentations à :
- Bislée, le 2 juin ;
- Apremont-la-Forêt, le 23 juin ;
- Boncourt, le 13 octobre.


Par Nadine Groenecke
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Vendredi 11 mai 2012
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Par Nadine Groenecke
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Lundi 7 mai 2012
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Ce livre, on le quitte à regret. A peine terminé, on aurait envie de s'y replonger, de renouer avec l'écriture gracile et cap-tivante de Paul Fournel et d'être capable
de décrire aussi bien que lui un artichaut :
L'artichaut est un légume de solitude, difficile à manger en face de quelqu'un, divin lorsqu'on est seul. Un légume méditatif,
réservé aux bricoleurs et aux gourmets. D'abord du dur, du charnu, puis, peu à peu, du plus mou, du plus fin, du moins vert. Un subtil dégradé jusqu'au beige du foin qu'un dernier chapeau
pointu de feuilles violettes dévoile. La vinaigrette qui renouvelle son goût au fil des changements de texture. Un parcours que l'on rythme à sa guise. Rien ne presse dans l'artichaut. On peut
sucer une feuille pendant plusieurs minutes, jusqu'à l'amertume, on peut, au contraire, racler des incisives la chair de plusieurs feuilles à la suite pour se donner une bouchée consistante. La
seule figure interdite est celle de l'empiffrement. Un légume qui a ses règles d'élégance. Puis vient le moment distrayant de l'arrachage. Saisi entre pouce et couteau, le foin cède en
toison en une sorte de saisissant raccourci amoureux. Enfin arrive le moment de la récompense : à la fourchette et au couteau on peut entrer dans le coeur du légume, priant le jardinier de
n'y avoir laissé aucun arrière-goût de farine.
C'est dans le restaurant où il a ses habitudes que Robert Dubois, le personnage principal de ce roman, disserte sur ce légume, Editeur de métier, plus de toute première
jeunesse, il nous fait découvrir le monde du livre, un univers en plein bouleversement avec l'arrivée de la liseuse, cette tablette tactile peuplée de livres virtuels qu'il va
tenter d'apprivoiser. Car l'outil est plutôt déstabilisant pour cet
"homme des marges et de la mine de plomb". Voici comment il relate la première sortie de sa liseuse en ville :
Elle commence par rater en beauté le test de la poche. Elle est trop grande pour la poche de côté de ma veste, elle n'est pas assez souple pour être forcée
dans la poche taillée en biais de l'imper-méable, il est illusoire de vouloir la glisser dans la poche porte-feuille du veston. Quand bien même serait-elle plus petite qu'elle me ferait un
pectoral de rétiaire et que ses bords vifs en viendraient fatalement à creuser leurs trous dans la doublure. Ignorons les poches de pantalon : le poids de l'engin vous exposerait à vous retrouver
debout sur le trottoir, en caleçon à fleurs, le pantalon tirebouchonné autour des chevilles.
J'ai suivi avec délices le quotidien de cet éditeur passionné, nostalgique des piles de livres et de l'odeur du papier. A évoquer avec autant de justesse le monde de l'édition à
l'ancienne, on comprend que Robert Dubois n'est autre que Paul Fournel. Son ancien métier lui colle encore à la peau et c'est avec un humour teinté de mélancolie qu'il retrace le passé, et avec
un regard de curiosité amusée qu'il nous livre ses impressions sur la liseuse.
A la fin de son ouvrage, cet Oulipien nous apprend que son texte correspond à une sextine (6 strophes de 6 vers et un tercet), une forme poétique inventée au XIIème siècle. Est-ce
cette contrainte littéraire qui donne une saveur si particulière à ce livre ? Elle renforce en tout cas le talent de cet auteur et je piaffe d'impatience de découvrir le reste de son
oeuvre.
Par Nadine Groenecke
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